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Quimper accroche son avenir à une belle étoile.

La Compagnie Chalair assurera le service pendant 4 ans pour relier Quimper-Orly, et demain peut-être d’autres destinations.

Des prestations utiles à tous, des tarifs moins chers, des vols assurés, un service moderne qui rééquilibre le territoire et répond à une impérieuse nécessité de mobilité.

Soyons reconnaissants de cette nouvelle carte bretonne des aéroports qui n’oublie pas la pointe du Finistère et nous relie comme les autres régions au monde économique international. Un bonne décision pour les entreprises, les jeunes, les voyageurs de tourisme.

Un engagement fort quasi-unanime des responsables politiques pour éviter la fermeture de l’aéroport et éviter une mort annoncée par la nouvelle réglementation.

13 M€ sur 4 ans, un effort responsable, nécessaire et visionnaire.

La décision commune permise par l’Europe, l’État, la région Bretagne et les collectivités locales permet aujourd’hui de voir un bel avenir pour la desserte aérienne de Quimper pour les 4 ans qui viennent.

Non, nous ne pourons plus nous plaindre d’un Finistère rendu inaccessible du coeur du développement économique, parce qu’aujourd’hui une décision majeure de désenclavement de la Cornouaille et de l’aménagement du territoire de la Bretagne a été prise à la commission permanente du Conseil régional de Bretagne.

Effectivement c’est aussi la Bretagne qui décide de prendre en main son destin aérien.

(La compétence des aéroports est dévolue par la loi à la région, il lui appartenait par conséquent de lancer et de décider et de contrôler la Délégation de service public aérien pour Quimper)

Après l’échec de l’éco-taxe, l’arrêt du projet de Notre-Dame des Landes, la bataille toujours en cours pour le TGV et la RN164, le Finistère était en train de s’éloigner toujours plus des centres de décisions économiques bretons, nationaux et internationaux.

Cette décision visionnaire met un serieux coup de frein au déclin démographique, économique et sociale de notre pointe Finistère.

Ce ne fut pas facile de convaincre. L’essentiel est d’aboutir pour sauver puis développer la connection par l’avion avec le monde pour tous les publics : entreprises, étudiants, voyageurs de tourisme.

L’Europe qui dit oui

Ceux qui refusent de voir que l’Europe est un vrai soutien pour une région dite périphérique,- c’est à dire qui souffre de l’éloignement géogaphique-, se rendent compte avec cette décision que c’est une vraire chance pour notre aménagement du territoire et notre désenclavement.

En effet, pour deux raisons :

Tout d’abord la réglementation européenne nous a ouvert les portes en autorisant le financement public pour soutenir la desserte aérienne car nous étions tombés en dessous des 100 000 passages par an avec une dégradation intolérable de la qualité du service. C’est le feu vert règlementaire à un rééquilibrage indispensable de notre accessibilité vers les grands hubs européens.

Ensuite, 2023 s’approchait dangereusement avec la libéralisation des transports aériens la possibilité de l’arrêt de lignes jugées moins rentables commercialement comme celle de Quimper. Qu’est-ce que cela aurait pu signifier pour nous, qui sommes pourtant à la pointe de l’innovation économique innovante et essentielle de la pêche à l’agro-alimentaire en passant par les créations des industries du patrimoine vivant ou les énergies marines ? La ligne Quimper-Paris aurait été supprimée par les opérateurs exploitants. Pour enrayer cette mauvaise pente, nous avons politiquement défendu depuis 2013 l’idée d’une compagnie publique aidée par la solidarité nationale. Avec à l’esprit la Compagnie Finist’air créée par Jean-Yves Cozan en 1981 pour permettre la continuité territoriale du continent à l’île d’Ouessant l’idée de proposer un nouveau challenge aérien à l’échelle d’un département était lancée. Cette idée ne vient pas du hasard, même si certains commentateurs ne voyaient pas l’utilité d’un double effort financier pour le TGV et l’avion. Quimper et le sud Bretagne Ouest méritent les deux.

Il faut savoir parfois, comme l’ecrivait Saint-Exupéry, accrocher son char à une étoile.

L’État qui dit oui

Ensuite arrive la fin du financement par l’État pour l’aéroport de ND des Landes et des promesses pour aider l’accessibilité dans le pacte pour la Bretagne. L’État s’engage enfin pour l’accessibilité de la Bretagne, toute la Bretagne. C’était une juste compensation pour éviter la fracture territoriale entre l’est et l’ouest de la Bretagne.

Les collectivités locales ont dit oui.

La région Bretagne, ses élus, et ses services ont travaillé d’arrache-pied pour arriver à ce beau résultat. Il faut les en féliciter. Chacun peut désormais en être fier. c’est une victoire collective positive pour la Bretagne toute entière.

Les collectivités locales : département du Finsitère, Quimper Bretagne Occidentale , les communautés de communes de la Cornouaille, se sont joints au tour de table financier pour démontrer un esprit collectif comme nous en avions connu autrefois autour de combats économiques incontournables.

Le choix de l’avenir

La délégation de service public votée ce jour sera bénéfique tout particulièrement pour les voyageurs. Avec l’aide des impôts utilisés avec responsabilité, le passager aura les garanties suivantes :

  • des prix abordables garanties sur 4 ans par une grille tarifaire moins chère qu’aujourd’hui, un prix moyen aller-retour à 235 €, un prix d’appel à 120 €, un tarif maximul à 570€ .
  • une prévision à la fois responsable et ambitieuse de 122 900 passagers ; symbole de croissance commerciale à long terme
  • Un aéronef de 70 places u lieu de 50
  • Un coût raisonnable, contrôlé et solide à 13 M€ .
  • Une régularité des vols garantie par un système de pénalités en cas de non respect
  • deux vols par jour permettant d’être en rendez-vous à la journée sur Paris et aux exterieurs d’être à Quimper en toute rapidité et liaison avec les contraintes du monde d’aujoud’hui.

Je terminerai mon propos par des remerciements à tous ceux qui se sont investis sur ce beau projet.

À l’heure de la fusion des régions, dans l’attente de la réunification de la Bretagne, nous avons là une cartographie qui prend en compte enfin un équilibre des territoires est une impérieuse nécessité.

Les plus de l’OSP

Un service aérien garanti pendant 4 ans

3 allers retour par jour

pour les professionnels : Aller retour efficace : une arrivée à Paris avant 8H10 et un retour à 21H45

1 aller retour le samedi matin

2 aller retour le dimanche

Avec une subvention de 82 € par passage

  • des prix abordables garanties sur 4 ans par une grille tarifaire moins chère qu’aujourd’hui, un prix moyen aller-retour à 235 €, un prix d’appel à 120 €, un tarif maximul à 570€ .
  • une prévision à la fois responsable et ambitieuse de 122 900 passagers ; symbole de croissance commerciale à long terme
  • Un aéronef de 70 places au lieu de 50
  • Un coût raisonnable, contrôlé et solide à 13 M€ .
  • Une régularité des vols garantie par un système de pénalités en cas de non respect
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