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La liste Vent d’Ouest est la seule à faire des propositions pour les rivières de Quimper.

Isabelle Le Bal et son équipe, avec l’aide de Quimpérois : spécialistes, écologues, pêcheurs, randonneurs, spécialistes du patrimoine naturel et de la bio-diversité, sont au cœur d’un besoin de mise en valeur de nos 4 rivières.

Nous proposons :

  • la création d’un parcours avec une signalétique très visible autour des cours d’eau pour mettre en valeur un thème : un estuaire, un méandre, une espèce, une flore, etc…
  • la création d’une équipe de gardes-pêche municipaux
  • la mise en place de zone-sanctuaire pour la protection des ressources et de petits aménagements pour les passages.
  • Le soutien aux associations pour l’éducation à la pêche-loisirs et l’éducation à l’environnement

Notre programme pour la rivière n’est pas un élément parmi d’autres de l‘ infotainment général sur l’écologie mais bien la réponse à une préoccupation majeure des Quimpérois.

Au milieu de Quimper coule une rivière.

Au cœur de Quimper coulent un fleuve et trois rivières. Kemper, en breton, la confluence de l’Odet, du Steïr, du Jet et du Frout représente près de 600 km de rivières et de cours d’eau. La rivière est tout naturellement l’un des emblèmes importants de notre ville, un trésor mal connu de ses habitants, le lien qui unit notre ville à la mer. Une ville et ses rivières comme deux figures devenues étrangères l’une pour l’autre aujourd’hui.

Chaque année, ce symbole vivant est meurtri par la main de l’homme. Systématiquement, elle est la victime de pollutions répétées fragilisant considérablement son écosystème. Les causes sont multiples : déversement de lisier, des eaux usées, hydrocarbures, citerne de fioul, pesticides, herbicides, solvants, beurre… la rivière n’est pas non plus une déchetterie publique où l’on y abandonne son four à micro-onde, son vélo ou encore sa canette de bière.

Ces causes dites « accidentelles » ne doivent plus passer inaperçues, ni rester impunies. L’enjeu de l’eau est au centre de la vie et au centre de notre ville.

Nous avons cette chance rare que les rivières de Quimper soient habitées par des espèces migratrices inscrites comme extrêmement « menacées  de disparition » telles que le saumon ou la truite de mer. Nos rivières abritent aussi des truites, des aloses, des lamproies, des anguilles, du bar qui remonte de la mer… et bien sûr le mulet dont le rôle est important.

Outre les pollutions qui fragilisent durablement toute la faune et la flore, Quimper est la cible d’un braconnage intensif sur l’espèce la plus fragile et la plus emblématique des rivières : le poisson roi, Eog, le saumon atlantique.

Par des méthodes de « pèche » barbares et l’emploi de grappins en plein centre ville ou de filet dans des portions de rivières où le poisson est le plus vulnérable, près de la moitié des rares saumons qui cherchent à remonter la rivière pour frayer est capturée illégalement.

Odet, plus belle rivière de France ?

C’est possible…

Par des mesures simples et concrètes, en concertation avec les acteurs de l’environnement et de la rivière : l’Aappma de Quimper, Eaux et rivières de Bretagne, la Fédération de Pêche du Finistère, nous pouvons améliorer les choses de façon significative. Quimper doit se réapproprier la rivière de façon à la préserver.

Cela passe tout d’abord par une éducation et un enseignement du monde de la rivière. Sensibiliser les jeunes par la création d’un parcours découverte et ainsi, faire découvrir les plus beaux sites du bassin versant de l’Odet. Défendre les écoles de pêche pour permettre aux jeunes de découvrir une pratique raisonnée et d’ouvrir sur la connaissance des biotopes. Organiser de façon régulière des campagnes de nettoyage des rivières.

Concernant les pollutions, par des moyens juridiques dissuasifs. Non sans fermeté, les auteurs de pollution, même « accidentelles», ne pourront plus rester impunis ou s’en sortir avec des amendes dérisoires.

Concernant le braconnage, la création d’une équipe de gardes pêche professionnel et municipaux assureront la protection de la rivière.

Pour les espèces migratrices, les réaménagements des passes à poissons des deux écluses sur le Steir, celle du centre-ville et celle du Moulin vert, afin de faciliter la libre circulation de ces espèces et améliorer la continuité écologique.

L’idée de création d’un sanctuaire sauvage est à envisager, pourquoi pas au Stangala ?

La protection des zones de bordure de rivières et des ruisseaux sera poursuivie en lien avec un urbanisme économique et d’habitat contrôlé pas trop proche de la rivière.

Pour la sécurité des Quimpérois dans les années à venir, la création de bassins écrêteurs afin de prévenir les crues et préserver les habitations.

Au milieu de Quimper coulent des rivières, et c’est à nous de rebâtir ce beau pont entre la nature et les hommes.

Vent d’Ouest 2020

L’équipe de campagneBien Quimpéroisement à vousA Galon

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